stalker

Cris et chuchotements...

29 mars 2008

I, Me, Mine

Premier film d'un futur grand réalisateur, c'est-à-dire moi ! NAN ! En fait c'est un truc que j'ai fait pour les cours sur le thème "J'aime / J'aime pas", vachement égocentrique et pas très réussi mais c'était sympa à faire. Je précise que j'ai filmé ça avec mon téléphone hein ! Voilà, enjoy ! :D

Pour voir ceux des autres : http://fr.youtube.com/GrassAudios

Posté par straw dogs à 11:45 - *** Films persos *** - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


22 mars 2008

Moulin Rouge ! - Baz Luhrmann (2001)

moulin_rougeMoulin Rouge

L'intrigue a un arrière-goût dégueulasse de guimauve périmée et est est digne des plus bêtes love story à deux francs, les personnages ne sont pas très travaillés et manquent cruellement d'épaisseur. Pourtant, Moulin Rouge se laisse regarder avec plaisir jusqu'au final larmoyant carrément bouleversant. La recette scénaristique purement hollywoodienne sent méchamment le raci, les ressorts et les rebondissements sont usés jusqu'à la moelle, le final est prévisible (forcément, on nous le raconte dès le début), et pourtant le film arrive à émouvoir et à captiver. En fait il ne se prend pas au sérieux une seconde et c'est bien ça qui est plaisant. L'humour et l'auto-dérision sont omniprésents dans ce Paris de carton-pâte qui fleure bon le cliché démodé.

moulin_rouge

L'univers du film est un mélange de culture MTV, de film en costume, de romance à l'eau de rose, de comédie musicale bien sûr, et de cinéma bollywoodien, avec quelques délires cartoonesques à la clé. Le cocktail est détonant, totalement inédit et revigorant, débordant d'énergie et de références. C'est coloré à l'extrême, très abusif dans les teintes flashy et les effets clip, et pourtant ça fonctionne à merveille, tellement Luhrmann est jusqu'au-boutiste. On sent qu'il en veut, qu'il s'amuse, et nous avec. Le montage, complètement hystérique et frénétique, dynamise l'ensemble, commettant par-ci par-là quelques mauvais raccords (en même temps avec le nombre de plans qu'il y a c'est dur de faire dans la perfection) mais rien de grave. Ca fout parfois le tournis, mais c'est super entraînant et on se surprend à chantonner les titres pop-rock cultissimes qui parcourent le film dans des nouvelles versions très bien foutues (Bowie, Queen, U2, Nirvana, The Police...). Nicole Kidman est, comme d'habitude parfaite et en plus elle chante bien, Ewan McGregor est par contre assez chiant mais il a les dents blanches, c'est déjà ça... Luhrmann est très doué pour filmer les scènes de danse, on sent une volonté d'être partout, de filmer de tous les points de vue, et cela donne lieu à quelques scènes d'anthologie comme celle du Tango de Roxanne. C'est un peu une apothéose du vidéo-clip, avec effets cheap et beaucoup d'artifices, mais c'est au final très réussi. Un film à voir et à revoir où on pleure autant qu'on rit.

moulin_rouge__

Posté par straw dogs à 20:51 - LUHRMANN Baz - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pink Floyd, The Wall - Alan Parker (1982)

pink_floyd_the_wallPink Floyd The Wall

Résumons d'abord l'histoire, parce que oui, il y en a une, bien qu'elle ne paraisse pas tout à fait compréhensible de prime abord. Adapté du célèbrissime album The Wall paru en 1979, Pink Floyd The Wall est un film presque autobiographique puisque Roger Waters en écrivant ses morceaux et le film s'est inspiré de sa propre enfance ainsi que des derniers jours du défunt Syd Barrett (ancien membre du groupe Pink Floyd) qui sombra dans la drogue tout comme le personnage principal. En fait le film suit la progression chaotique de la pensée de Pink, star du rock torturée, désabusée, neurasthénique et schizophrène qui se construit peu à peu un mur psychique ("The Wall") pour s'isoler de ce monde trop cruel pour lui ("Goodbye Cruel World"). Il se retrouve livré à lui-même, seul avec ses névroses, ses images mentales effrayantes et ses souvenirs douloureux. Son parcours intérieur aboutira à une prise de conscience qui le conduira à mettre en scène son auto-jugement (par un monstre terrifiant qui parle par son anus) pour finalement détruire ce mur qui l'emprisonnait depuis son enfance. Si cette libération finale a conduit à la mort ou au contraire à un renouement avec la société, nous ne le saurons pas, et c'est mieux comme ça. Le film se termine sur des images bouleversantes montrant des enfants ramassant des briques (sans doute après des bombardement durant la Seconde Guerre Mondiale, puisque tout le film semble hanté par cette guerre), certainement pour construire à leur tour leur propre mur ; toute une génération marquée par les horreurs de ce monde qui s'enferme dans son univers virtuel pour se protéger des agressivités de notre société sur le déclin.

hammers

Pink passe en revue son passé et chaque élément ayant contribué à construire son mur et à remplir les espaces vides ("Empty Spaces") qui entretenaient désespérément un contact avec le monde extérieur. Un père mort à la guerre (scène bouleversante sur un terrain de jeu où le petit Pink regarde les autres enfants jouer avec leurs pères), une mère surprotectrice ("Mother should I build the wall ?"), des professeurs méchants et cyniques ("We don't need no education"), une femme qui le trompe, une relation trouble avec son public... Autant d'éléments qui le font se réfugier dans le sexe, la débauche et la drogue et qui le coupent peu à peu du monde au fur et à mesure que le mur se construit. Attaqué sans cesse par la société qui tente de s'en emparer à nouveau et par des images mentales terrifiantes souvent sous forme de séquences d'animation (le travail de Gerald Calfe est d'ailleurs extraordinaire dans ces séquences), Pink est en constante lutte contre lui-même, tentant de recréer un lien avec le monde tout en s'en isolant chaque jour davantage. Sans être trop "clinique", Pink Floyd The Wall offre une analyse psychologique très fine et superbement mise en image, usant d'un concept comparable à celui qu'utilise Lynch dans ses derniers films. Tout le film est presque entièrement subjectif, on est plongé en plein délire dans un esprit malade. Le résultat est particulièrement saisissant quand Pink s'imagine en dictateur fasciste, rappelant un peu le Big Brother de 1984. Ces séquences passionnantes s'interrogent pertinemment sur les rapports obscurs entre l'artiste, son oeuvre et son public. Elles prennent des allures de concert sinistre où Pink domine fièrement et complètement son auditoire. Car ce mur est aussi celui que le groupe Pink Floyd se construit entre lui et son public - effrayés et dérangés par ces gens qui leur vouent un véritable culte, ils n'ont jamais réussi ni voulu établir un véritable contact avec leur public. Le formidable Bob Geldof incarne ainsi son rôle multiple à la perfection, dans la schizophrénie la plus complète - un personnage torturé qui représente les obsessions de ses créateurs.

pink_floyd_the_wall_poster_c10289248Les dialogues sont réduits au strict minimum (il n'y en a pour ainsi dire presque pas) pour laisser place à la musique de ce fantastique groupe qu'est Pink Floyd. Une musique qui semble éternelle, elle déchire, transcende, nous emporte dans une autre dimension. Les images la racontent et elle raconte les images, le son et l'image se nourrissent mutuellement l'un de l'autre pour former un résultat on-ne-peut-plus harmonieux qui transperce l'écran pour nous toucher en plein coeur. Alors oui, ça prend parfois des allures de vidéo-clip à rallonge, mais pourquoi ne serait-ce pas aussi ça le Cinéma ? Les effets clips c'est souvent moche et lourd dans un film de cinéma (très tendance dans les films d'action en ce moment) mais ici Parker va au bout de son concept et le justifie totalement, du coup c'est magnifiquement réussi. C'est simple, ça ne m'était jamais arrivé de visionner le même film deux fois en l'espace de deux jours. L'ensemble affiche un goût de l'esthétisation de chaque situation par la mise en scène et le montage des plus plaisants car ça ne verse jamais dans l'abus d'effets. Tout est incroyablement beau, presque parfait, on en prend plein la gueule, les images et la musique nous imprègnent complètement. Une expérience véritablement marquante, un film unique, opéra-rock endiablé, chef d'oeuvre expérimental qui repousse les limites du Cinéma. C'est très dur de trouver les mots pour en parler...

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15 mars 2008

New York Movie - Edward Hopper

hopper_ny_movie

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Easy Rider - Dennis Hopper (1969)

easy_riderEasy Rider

BORN TO BE WIIIIIIIILD !!!

Easy Rider, c'est un peu un film réalisé "à l'arrache", entre potes avec comme idée de départ une sorte d'Equipée sauvage à la sauce hippie. Sur le tournage, le chaos le plus complet, tout le monde est défoncé, n'importe qui s'improvise chef opérateur, le scénario n'est pas vraiment défini. Ca donne un film cultissime, psychédélique et enivrant, novateur et rafraîchissant. Le style est tout à fait nouveau, très brut de décoffrage, les zooms et les mouvements de caméra sont violents, l'approche esthétique fait assez documentaire. Le montage est tout à fait extraordinaire (c'est d'ailleurs le truc le plus travaillé du film) avec beaucoup d'expérimentations étranges qui traduisent souvent les effets de la drogue, et quelques séquences de pur génie comme celle du cimetière - véritable envolée lyrique, un bad trip tétanisant et fascinant, peut-être un des plus grands moments de Cinéma qu'il m'ait été donné de voir. La bande-son est évidemment dantesque avec une ribambelle de morceaux tous plus cultes les uns que les autres et carrément planants. Du coup ça prend parfois des allures de playlist où les gars foutent leurs chansons favorites du moment en rajoutant des images de mecs chevelus chevauchant leurs bécanes. Et alors ? Pourquoi ne serait-ce pas ça l'image de la Liberté moderne ? Ca donne presque envie de s'acheter une Harley mrgreen !

easy_riderHopper et Fonda s'éloignent le plus possible de l'académisme traditionnel pour réaliser un film très personnel, totalement inédit, parfaitement ancré dans son époque. C'est un peu le mai 68 du Cinéma américain. A une époque où les films se renferment de plus en plus dans leur bulle hors du temps où tout se finit bien malgré le chaos qui règne dans la réalité, Easy Rider débarquait avec ses gros sabots boueux pour foutre un gros coup de pied au cul à cet Hollywood égoïste et démodé, entraînant avec lui par la suite tout un cortège de films "sociaux" et de réalisateurs engagés. On voit que le budget est limité mais pourtant le film prend une dimension universelle et presque christique en mélangeant habilement prosaïsme et poésie des images. Easy Rider est un film qui respire l'envie de liberté et affiche de nouvelles aspirations à la fois au niveau social et au niveau de la forme cinématographique.

easy_rider_2Film révolutionnaire, véritable hymne à la vie et la liberté, c'est une oeuvre hybride, unique et bizarre, un pamphlet désespérément satirique et pessimiste contre les préjugés et l'intolérance de l'Amérique profonde. Billy et Wyatt "Captain America" n'ont pas leur place dans notre société - tout comme cette communauté étrange à laquelle ils rendent visite et qui est contrainte d'être égoïste pour survivre (elle rentre donc inexorablement dans le moule et est condamnée à disparaître). Les deux héros n'avaient d'autre option que de mourir, leur destin est tout tracé depuis le début, une image furtive montre même une moto en feu au milieu du film (image que l'on retrouve à la toute fin du film), comme si Dieu lui-même annonçait ce dénouement inévitable. En disparaissant accidentellement, ils rachètent tous les péchés du monde, la société a réussi à les éliminer. La mort est brutale, abrupte, le film se clôt froidement, presque sans compassion. La Liberté n'a pas sa place dans ce Monde, elle effraye, on se cloisonne pour s'en protéger, on l'élimine. Tout est dit dans ce magnifique dialogue entre Hopper et Nicholson (d'ailleurs au passage absolument géniaux !). Easy Rider est un chef d'oeuvre intemporel fortement engagé, tristement pessimiste et malheureusement toujours d'actualité.

Posté par straw dogs à 12:03 - HOPPER Dennis - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Château Ambulant - Hayao Miyazaki (2005)

chateauAvec des chefs d'oeuvre comme « Le Voyage de Chihiro » ou « Princesse Mononoké » pour n'en citer que deux, Hayao Miyazaki nous avait habitué à mieux. Pas que ce « Château Ambulant » soit mauvais, mais simplement décevant – tout en restant largement supérieur à ce qui se fait de nos jours en matière d'animation. Le problème en fait, c'est ce scénario fourre-tout, un vrai bric-à-brac décousu et trop dense. C'est difficile à suivre, les rebondissements son trop nombreux et parfois invraisemblables, et puis c'est au final peu intéressant. Les personnages sont tout de même attachants, le discours écolo et pacifique est fort sympathique et l'ambiance enchanteresque est très agréable et nous fait retomber en enfance. Le travail graphique et visuel est évidemment merveilleux, Miyazaki oblige. Foisonnant de détails et de couleurs, les dessins sont tous plus beaux les uns que les autres. L'univers, mélange de culture nipponne, américaine et européenne (le village rappelle à la fois l'Alsace et les Alpes) est assez intéressant et représente en quelque sorte l'harmonie des peuples et des cultures. Ce monde merveilleux et chimérique est un véritable patchwork d'idées toujours très personnel et inspiré. Quelques moments de pure magie absolument fantastiques et des passages d'un lyrisme bouleversant ne suffisent malheureusement pas à faire tenir cette histoire debout. Le film se prend les pieds dans leschaeau_ambulant ficelles de son propre scénario et c'est bien dommage. On retiendra des sensations, des émotions, presque uniquement dues à la forme. Bon c'est déjà pas mal me direz-vous, mais on était en droit de s'attendre à autre chose...Un Miyazaki, qu'il soit bon ou semi-bon, ça ne se boude de toute façon pas !

Posté par straw dogs à 10:53 - MIYAZAKI Hayao - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mars 2008

Paranoid Park - Gus Van Sant (2007)

paranoidParanoid Park

Déformé, déchiqueté, découpé, racommodé, étiré, éclaté... Le temps chez Van Sant, c'est comme un pauvre jouet qu'un sal gosse s'amuse à maltraiter, un nounours décousu et recousu. Obsession baudelairienne que certains insultent ou craignent, le temps est évidemment indétachable du Cinéma sur lequel il ne cesse d'exercer son emprise inexorable. Des cinéastes comme Francis Ford Coppola abordent le sujet de façon élégiaque et pessimiste, mais chez Van Sant, c'est le temps qui devient la victime le temps d'un film. Le Cinéma devient une sorte d'échappatoire, la seule façon de se libérer du temps (ne serait-ce que virtuellement), de se jouer de lui et de se venger. Etiré au maximum dans la trilogie de l'errance (Gerry, Elephant, Last Days), il forme ici une véritable mosaïque.

parparLe concept  initié dans Elephant est ici exploité à fond et la démarche devient soudain beaucoup moins naturaliste. La chronologie est complètement éclatée  mais la narration est pourtant parfaitement maîtrisée du début à la fin. Le temps est ralenti, accéléré, répété. On a l'impression que Van Sant se cherche quand il répète ses plans en modifiant certains détails, quand il change étrangement d'éclairage, quand il change brutalement de point de vue, quand il modifie la netteté et la focale en cours de plan. Le montage est très heurté, complètement délinéarisé, Paranoid Park est ce que l'on pourrait appeller "un film en train de se faire", il se réinvente constamment,  revient sur certains points pour les améliorer, et se clôt abruptement, sans apothéose dans une sorte d'équilibre parfait, de quintessence.

parkComme toujours chez le réalisateur, la mise en scène est d'une grâce inouïe, peut-être moins impressionnante que dans Elephant mais toujours d'une beauté stupéfiante. Le cinéaste aime ses acteurs, il les carersse avec sa caméra, nous dévoile les moindres détails de leur visage avec des gros plans superbes. On reconnaît parfaitement le style vansantien, avec ces fameux travelling d'accompagnement, ces flous omniprésents, ces ralentis incessants. Le cinéaste se répète un peu d'un film à l'autre, mais ce n'est étonnamment jamais lassant car il se renouvelle sans cesse. Le chef op Christopher Doyle (qui a travaillé avec Wong Kar Wai, ce qui n'est pas rien) remanie l'esthétique, elle est ici plus grisâtre mais toujours fabuleusement belle.  Van Sant enchaîne les moments de grâce, chaque plan est minutieusement travaillé jusqu'à la perfection. Même ces séquences filmées maladroitement dans le skate park avec une caméra de mauvaise qualité sont magnifiques, elles donnent une sorte d'authenticité et de dynamisme au film. L'utilisation de la musique est remarquable et originale. Celle-ci surgit parfois en plein milieu de plan, hypnotisante, déroutante, on ne l'attend pas et elle donne aux images un souffle épique. Le film entier semble baigner dans une atmosphère surréaliste et nébuleuse, on est en plein flottement, tout est doux, presque grisant.

pp

Une scène sanglante et sensationnelle vient briser cet équilibre en plein milieu du film : la scène du meurtre autour de laquelle tous les autres fragments vont graviter. Alors que dans Last Days et consorts l'intrigue était presque complètement délaissée au profit de la contemplation, il y a une vraie trame dans Paranoid Park. Mais le Gugus n'est pas con et il ne veut pas faire de son cinéma un cinéma purement hollywoodien axé sur "l'histoire", il reste toujours très contemplatif et malin. Contrairement à ce qu'on voulait nous faire croire en le qualifiant de Crime et Châtiment dans le milieu du skate, le film est assez peu psychologique, du moins par rapport au bouquin de Dostoïevski. D'ailleurs cette comparaison faite par Van Sant lui-même est assez inappropriée pour de nombreuses raisons, et déjà parce que Raskolnikov est fou et commet son meurtre volontairement ce qui n'est pas le cas d'Alex. Evidemment, le dilemme est le même et la culpabilité est au centre du récit, mais ce n'est finalement pas ce que l'on retient du film. Un chef d'oeuvre en tout cas, qui confirme que Gus Van Sant est vraiment un putain de génie.

Posté par straw dogs à 16:22 - VAN SANT Gus - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mars 2008

Bienvenue chez les ch'tis - Dany Boon (2008)

ch_tis_Bienvenue Chez Les Ch'tis

Une comédie de plus... Ch'est sympatoche mais chan pluche quoi... Les gags sont parfois assez lourdingues, trop appuyés, mais il faut avouer que certains font mouche (la séquence anthologique où les ch'tis essayent de dégoûter la femme de Kad). On passe un agréable moment malgré un scénario con-con. Les acteurs sont en très grande forme, ils en font d'ailleurs parfois trop... A voir à la téloche, de préférence, ça ne vaut pas la peine de payer pour aller le voir, autant attendre qu'il passe sur TF1 un dimanche soir pluvieux, ça vous remontera certainement un peu le moral... C'est du cinéma populaire, voué à devenir instantanément culte, ça se prend pas la tête, ça fonctionne assez bien parfois même. Pas une date dans l'histoire du cinéma, ça c'est sûr, mais ça passe plutôt bien si on n'est pas trop regardant. Le phénomène disproportionné dont est sujet ce film reste tout de même assez inexplicable pour moi...

Posté par straw dogs à 13:41 - BOON Dany - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mars 2008

La Nuit du Chaseur - Charles Laughton (1955)

la_nuit_du_chasseurThe Night of the Hunter

Et ouais, la honte, je l'avais toujours pas vu ! Chef d'oeuvre incontournable et film maudit du Cinéma américain, La Nuit du Chasseur est une oeuvre totalement à part, une référence et certainement un des plus grands films jamais réalisés. C'est un véritable musée du Cinéma qui va de Griffith à Hitchcock en passant par l'expressionnisme allemand. Un film-cinéphile pour cinéphiles, l'équivalent d'un Tarantino de nos jours, en moins régressif évidemment. Les scènes d'anthologie se succèdent, c'est sublime de bout en bout et Mitchum est excellent dans ce rôle étrange de pasteur psychopathe. Niveau suspense, Hitchcock pourrait presque aller se rhabiller, et certains moments sont carrément terrorisants. Un film étrange, sorte de météore venu s'écraser sur le Cinéma au moment où on s'y attendait le moins, un électron libre que ne respecte aucun code académique. Chaque séquence pourrait être décortiquée, le film entier mériterait des pages d'analyses et de compliments. Je ne m'attendais  pas à un truc aussi énorme en tout cas. Un véritable choc !

Posté par straw dogs à 10:56 - LAUGHTON Charles - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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