stalker

Cris et chuchotements...

15 juillet 2008

Woody Allen

Matter un film de Woody Allen pour moi, c'est quelque chose de réconfortant, comme une thérapie.

woody


CITATIONS signées Woody :

"Mon seul regret dans la vie : ne pas être quelqu'un d'autre!"

Ce n'est pas que j'ai peur de mourir. Je veux juste ne pas être là quand ça arrivera."

"Je ne veux pas devenir immortel par mon oeuvre, je veux devenir immortel en ne mourant pas."

"Les êtres humains sont divisés en deux: esprit et corps. L'esprit est attiré par de nobles aspirations comme la poésie et la philosophie. Tandis que le corps se tape tout le côté amusant."

"Toujours obsédé par l'idée de la mort, je médite constamment. Je ne cesse de me demander s'il existe une vie ultérieure et, s'il y en a une, peut-on m'y faire la monnaie de vingt dollars?"

"Si Dieu existe, j'espère pour lui qu'il a une bonne excuse !"

"Mourir est une des rares choses que l'on puisse faire aussi bien couché que debout."

"L'homme exploite l'homme et parfois c'est le contraire."

"J'aimerais terminer sur un message d'espoir. Je n'en ai pas. En échange, est-ce que deux messages de désespoir vous iraient?"

"Cette année je suis une star. L'année prochaine, je serais un trou noir? "

"Je tiens beaucoup à ma montre, c'est mon grand-père qui me l'a vendue sur son lit de mort."

"L'avantage d'être intelligent, c'est qu'on peut toujours faire l'imbécile, alors que l'inverse est totalement impossible. "

"Si je fais si bien l'amour, c'est que je me suis longtemps entraîné tout seul."

"Les femmes disent que je suis un mauvais coup. Ce sont vraiment de mauvaises langues, comment peuvent-elles dire ça au bout de 2 minutes?"

"La dernière fois que j'ai pénétré une femme, c'était en visitant la statue de la Liberté."

"J'ai deux passions dans la vie : les seins des femmes."

"Pour ma part, je suis hétérosexuel. Mais il faut le reconnaître, le bisexuel a deux fois plus de chances le samedi soir."

"Dieu est mort, Marx est mort et moi-même, je ne me sens pas très bien ... "

"L'univers n'est jamais qu'une idée fugitive dans l'esprit de Dieu - pensée joliment inquiétante, pour peu que vous veniez d'acheter une maison à crédit."

"L'homme n'amène pas son propre malheur, et si nous souffrons, c'est par la volonté de Dieu, bien que je n'arrive pas à comprendre pourquoi il se croit obligé de tellement en remettre."

"Je hais la réalité mais c'est le seul endroit où on peut se faire servir un bon steak."

"La première fois que j'ai vu une femme nue, j'ai cru que c'était une erreur ... "

"Lorsque j'ai été kidnappé, ma mère a réagi tout de suite: elle a sous-loué ma chambre! "

"L'argent est plus utile que la pauvreté, ne serait-ce que pour des questions financières."

"Dans la vie, la plupart des histoires d'amour échouent. Une histoire qui marche, c'est une pure question de chance."

"L'intelligence artificielle se définit comme le contraire de la bêtise naturelle."

"Hollywood? C'est une usine où l'on fabrique dix-sept films sur une idée qui ne vaut même pas un court métrage."

"A Los Angeles, ils ne jettent pas leurs ordures. Ils en font des émissions de variétés pour la télévision."

"La célébrité m'a apporté un gros avantage : les femmes qui me disent non sont plus belles qu'autrefois."

"Je viens de rencontrer Isocèle : il a une idée pour un nouveau triangle." 

"Quand l'épée est dans votre gorge, que se passe-t-il en cas de hoquet?"

"Mieux vaut réaliser son souhait plutôt que de souhaiter l'avoir fait."


J'espère qu'il va nous pondre encore de merveilleux films


 

Posté par straw dogs à 17:28 - ALLEN Woody - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Manhattan - Woody Allen (1979)

Manhattan_1979_2

"New York was his town and it always would be".

 La musique de Gershwin, la photo noir & blanc de Gordon Willis (chef op' du Parrain quand même !), les dialogues d'Allen, la fraîcheur de Diane Keaton (tiens, encore une qui était dans Le Parrain, décidément !)... Manhattan, c'est du bonheur à l'état brut, un des chefs d'oeuvre de Woody qu'on ne se lasse pas de revoir et qui, sous ses airs de comédie romantique sans conséquence cache une grande profondeur et un mal-être déchirant. C'est très drôle, émouvant aussi, plein de répliques inoubliables, de moments magiques. Le film touche droit au coeur, il transporte, enchante et bouleverse.

C'est sans doute un des Allen les plus aboutis esthétiquement. Les plans sont tous d'une beauté renversante, les paysages et les corps sont magnifiquement photographiés, superbement éclairés, c'est très épuré, très régulier, bref, du grand Art. La caméra semble légère comme une plume, quand elle se déplace c'est avec une grâce inouïe, ses mouvements sont simples et précis, tout semble suivre une géométrie prédéfinie et rigoureuse, une logique implacable et mathématique.

Le film reste dans la trajectoire qu'il s'est pré-dessinée et ne s'en écarte jamais, et il garde pourtant un charme immense ; c'est très calculé mais ça reste frais, on sent une certaine liberté malgré que le film semble suivre rigoureusement son schéma de départ, on a l'impression que tout peut partir en vrille d'un moment à l'autre, que le film est constamment au bord de l'implosion. La finesse de l'écriture atteint des sommets aussi, on savait Allen doué pour les boutades, mais là ça relève du génie !

Ce qui étonne toujours chez Woody, c'est la gravité dissimulée derrière la simplicité apparente et son humour pince-sans-rire qui fait toujours mouche. Les réflexions métaphysiques et philosophiques sont amenées avec légèreté, on discute d'art sur un ton amusant et décomplexé, les conflits ne sont jamais totalement sérieux, et puis il y a ce côté satirique envers les intellectuels new-yorkais qui est toujours aussi plaisant. J'ai quand même une légère préférence pour Hannah et ses Soeurs, plus bergmanien, mais ça reste un de mes Allen préférés. Et puis un film dans lequel il est dit que Bergman est un génie ne peut pas être mauvais  mrgreen

manhattan

Posté par straw dogs à 12:51 - ALLEN Woody - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1